La première qui a tourné au fiasco : sifflets, rideau et démission
Une mise en scène radicale, un public divisé et un directeur artistique qui claque la porte à minuit.
Par Vincent Aubry · 16 septembre 2026 · 5 min de lecture

Le rideau tombe et la salle explose — dans les deux sens. D'un côté du parterre, on hurle bravo ; de l'autre, on siffle debout.
Le metteur en scène avait annoncé une lecture « frontale ». Il a tenu parole : décor unique, costumes contemporains, deux airs déplacés dans la chronologie.
Le camp des puristes
Les abonnés historiques dénoncent une trahison de la partition. Le mot « vandalisme » a été prononcé à l'entracte, sans ironie.
Les chanteurs, eux, ont été salués unanimement. La soprano a même reçu une ovation isolée, moment rare dans une salle aussi divisée.
La démission de minuit
À la sortie, le directeur artistique a annoncé son départ dans un communiqué de six lignes, évoquant des « désaccords devenus incompatibles ».
La maison se retrouve sans pilote à trois mois d'une saison déjà vendue. Les billets, eux, se sont arrachés dès le lendemain matin.
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