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Éducation

La classe qui refuse de fermer : le bras de fer d'un village entier

Onze élèves, une institutrice, et une commune qui a décidé de ne pas céder.

Par Camille Rousset · 12 septembre 2026 · 5 min de lecture

Salle de classe d'école primaire française vide avec tableau noir
Salle de classe d'école primaire française vide avec tableau noir. Photo : boxavquest

La lettre est arrivée un mardi, deux lignes suffisaient : effectifs insuffisants, classe fermée à la rentrée. Le soir même, la salle des fêtes était pleine.

Les parents ont fait leurs comptes autrement : douze kilomètres de car matin et soir pour des enfants de six ans, et un village qui perd son dernier service public.

Trois semaines de veille

Ils se sont organisés par roulement, avec du café, des couvertures et un cahier de présence. Aucun slogan agressif, une stratégie simple : rester visibles.

L'affaire a dépassé le département. Le rectorat a fini par accorder un sursis d'un an, conditionné à l'arrivée de deux nouveaux élèves.

Le sursis, et après ?

La commune s'est lancée dans l'opération séduction : loyers modérés pour jeunes ménages, terrain communal viabilisé, garderie élargie.

L'institutrice, elle, garde la tête froide. « On a gagné une année. Le vrai combat, c'est de faire venir des familles. » La rentrée prochaine dira si le pari tient.

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