La sirène a sonné trois fois cette semaine. À chaque coup, les mêmes visages sortent de la caserne, et beaucoup n'ont pas dormi plus de quatre heures.
Ici, la saison à risque commençait début juillet. Elle démarre maintenant à la mi-mai et se prolonge parfois jusqu'aux vendanges. Les volontaires enchaînent leur métier et les départs de feu.
Le matériel, lui, vieillit. Deux camions de la brigade dépassent les vingt ans, et la commune renvoie la question à l'échelon supérieur, qui la renvoie à l'État.



