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Société

La bataille du trottoir : nos terrasses sont-elles allées trop loin ?

Chauffages interdits, tables élargies, riverains à bout : le dossier qui divise les centres-villes.

Par Nadia Kessler · 13 septembre 2026 · 4 min de lecture

Terrasse de café parisien animée en soirée
Terrasse de café parisien animée en soirée. Photo : boxavquest

Vingt-deux heures, le rire d'une table couvre le bruit d'un scooter. Au troisième étage, une fenêtre se ferme sèchement. La guerre du trottoir se joue à ce niveau de décibels.

Les terrasses éphémères devenues permanentes ont sauvé des milliers d'emplois. Elles ont aussi rétréci les passages piétons, parfois jusqu'à l'absurde.

Le mètre quatre-vingt qui fâche

La règle est claire sur le papier : un espace libre doit rester praticable, y compris pour un fauteuil roulant. Dans les faits, les contrôles restent rares et les procès-verbaux plus rares encore.

Certaines villes ont choisi la méthode dure : marquage au sol, amendes progressives, retrait d'autorisation au troisième avertissement.

Les patrons contre-attaquent

Les restaurateurs rappellent qu'une terrasse représente jusqu'à 40 % du chiffre d'affaires estival. Supprimer deux rangs de tables, c'est supprimer un poste.

Le compromis se dessine autour d'horaires plus stricts et d'un mobilier réduit. Personne n'est satisfait, ce qui, en urbanisme, ressemble souvent à un accord.

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