Automatisation des usines : les métiers qui restent, ceux qui disparaissent
Sur trois sites français, la robotisation n'a pas produit les effets annoncés — dans les deux sens.
Par Julien Marchal · 10 septembre 2026 · 6 min de lecture

Sur la ligne, il reste trois opérateurs là où ils étaient onze. À l'étage, quatre postes de maintenance ont été créés, tous pourvus en interne.
Le bilan net est légèrement négatif en effectifs, nettement positif en salaires. La question est de savoir qui a fait le voyage d'un étage à l'autre.
La formation décide de tout
Les sites qui ont anticipé, avec des parcours de dix-huit mois, ont reclassé l'essentiel de leurs équipes. Les autres ont géré des départs.
L'ancienneté n'est pas un handicap : les meilleurs techniciens formés avaient souvent plus de vingt ans de ligne derrière eux.
Le maillon fragile
La dépendance aux prestataires extérieurs pour la programmation reste le point faible. Une panne logicielle peut arrêter la production deux jours.
Les directions industrielles réinternalisent progressivement ces compétences. C'est là, aujourd'hui, que se trouvent les embauches.
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